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TPAO III : A travers les Andes

   

TOUJOURS + A L'OUEST

              part III :    

 

        A travers les Andes

 

Réalisation video : Colas Devauchelle

Formation musicale : TPAO orchestra

Florent Jedrewski      (batterie/percussions)                   
Sébastien Marchand  (guitare)        
Nicolas Bongrand      (trombone/dijeridoo/percussions)
Roman Kucharski      (basse)        
Jules Hotrique          (dualo)                                                  
Bérénice Riollet        (flûte)

 

colas.uniterre.com
sublastart.fr
pavEjazz.fr
lagarexperimentale.fr

Jean-Louis



Des images prises à la volée lors de voyages en sac à dos,

Toujours plus à l'ouest vous invite à vivre des sensations intimes où se mélangent impressions de déjà vu, ivresses des paysages et pertes de repères à travers l'oeil de la caméra.

Une formation musicale non muselée, aux accents psychés, accompagne de manière improvisée les séquences filmées par Colas Devauchelle.

Ces morceaux choisis, riches en couleurs et en émotions, prennent alors une dimension de rêve en suspension...
 
Après les deux premiers opus tout droit venus d'Asie (Sillonant l'Indochine et Paris/Katmandou à rebrousse-poil),

le TPAO orchestra revient cette année avec une nouvelle performance : A travers les Andes.

Un cheminement en arc de cercle dans les contrées montagneuses et déroutantes d'Amérique du sud.

De la terre originaire des Incas du Pérou, en passant par la traditionnelle et vertigineuse Bolivie, pour échouer sur la côte caraibéenne de la méconnue Colombie,

A travers les Andes retrace une expérience pleine de découvertes et de curiosités dans des pays aussi déroutants que familiers.
 
Pour ce nouvel épisode, rien de tel que de remettre le couvert au Festival de Cauberotte,

un événement estival qui laisse place à des projets artistiques originaux, situé à «  la ferme du rythme des saisons »,

un projet agri-culturel qui a de beaux jours devant lui. Venez partager ce voyage musical le cul dans l'herbe, la tête dans les étoiles !


http://www.les-saisons-musicales.fr



Publié à 16:20, le 28/07/2010, Nérac
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El Arca Verde

C'est fou ce que les campagnes colombiennes sont diversifiées. Les trois cordillères de montagnes qui s'étendent du sud au nord offrent des climats variée et des enchainements de vallées plus verdoyantes les unes que les autres. A quelques heures au nord de Bogota en plein coeur de la région agricole de Boyaca, se trouve Villa de Leyva, un village coloniale d'une rare beauté fondé par un général espagnol il y a quelques sciècles. Les ruelles pavées bordées de bâtissent blanches d'une longueur interminable, , dont toutes les boiseries aparentes sont peintes en vert, convergent vers la plus grande place de Colombie. Carée de son état, tous les bâtiments la contournant ont été transformés en restos et shops à touristes. Des photos du début du sciècle, la montre sans pavés, en terre poussiéreuse avec des chevaux et des habitants au style mexicain, ce qui confirme la manière dont je vois cette ville : tout droit sortie d'un épisode de Zorro. Bien que peu onéreuse (pour se loger et la restauration sur le pouce, j'entends) , la cité de Villa de Leyva acceuille un tourisme raffiné pour quinqua fortunés, la bourgeoisie de Bogota vient y passer des week end comme celle de Milan va à Venise.

Ce n'est pas pour tout cela qu'on s'est rendu à Villa de Leyva, mais parce que non loin de là se déroule un projet magique qui se nomme l'Arca verde (l'Arche vert). C'est un français, Pierre qui a forgé sa main écolo en Ardèche et qui a construit avec une colombienne, Mariella leur éco-maison perdue dans les collines. L'idée est simple, tout ce qui vient de la terre est bon à prendre pour construire (sa maison en l'occurence) et se construire. En cinq ans, ils ont battit une chaumière circulaire splendide constituée intégrlement d'éléments organiques : briques en terre séchée, poutres en troncs d'arbre brutes toiture en mousse végétale, charpente en bambous, fondations en pierres et enduits et sols en ciments de terre.                                       

                                                                     
                        
 

Même le mobilié est constitué d'éléments naturels et donne une pureté et un charme sans limites à cette maison de lutins de bric et de broc dans laquelle réside une sérénité d'antant. Férus de permaculture et de biodynamie, Pierre et Mariella se sont élaborés un vrai fouillit de jardin potagé mélé à un vergé dans lequel se dévelloppent aussi bien des légumes locaux que des graines ramenées d'Europe. Nous ne sommes resté que trois jours, mais cela à suffit pour se mettre sérieusement au vert, ici vivre est une activitée à part entière, il faut gérer l'eau provenant des sources et cascades de la montagne et s'ateler au jardin  et sa corne d'abondance. Lors de notre visite, Pierre n'était pas là, et du coup les activitées plus liées aux éco-constructions étaient en suspend, étant donné que c'est un peu lui le cerveau, car sitôt terminée, une seconde plus modeste est déjà en cours de construction. Nous avons donc passé beaucoup de temps à la cuisine et au jardin à se gaver des richesses de la Terre et à papoter sur nos diverses expériences de vie alternatives, en se réjouissant que la mouvance néo-rurale est fait des amateurs aussi par ici. Ce havre de paix en osmose avec les éléments de la nature nous à vraiment apporté une bouffé d'oxygène et une tonne d'idées pratiques et inventives pour vivre mieux. Et pour parer à l'isolement, l'unique technologie de pointe: Internet (www.elarcaverde.com), permet de communiquer sur le projet et d'y faire venir les curieux tout en restant assez confidentiel. Ceux qui y mettrons les pieds pourront tout de même s'interroger introspectivement, en se disant qu'il est peut-être temps pour soi de vivre un peu.

 

 

 

 



Publié à 17:05, le 13/05/2010, Villa De Leyva
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Expérience pré-colombie

Dans la partie sud de la Colombie, proche de la frontière equatorienne au commencement de la zone Amazone, se trouve San Augustin une petite ville réputée pour son parc archéologique où se concentre des vestiges de tribus mystérieuses, contemporaines des Mayas. Des séries de statues en pierres rigolotes arborant de larges bouches expressives et des attribus d'animaux sont dispersées dans les différents sites du coin. Montagneux et verdoyants, les alentours de la petite ville débordent de richesses naturelles dont la partie la plus étroite du fleuve Magdalena (la Loire colombienne) qui dessine des canyons abruptes sillonant les collines. Il fait bon vivre a San Augustin, l'air y est frais et le calme des vieilles rues pavées est apaisant entre les grands murs peints a la chaux des maisons. Nous partons a la visite du parc archéologique où les statues millénaires indigènes n'ont pas pris une rides, conservées sous la terre et aujourd'hui prient en main par les amoureux de vestiges pré-colombiens qui ont fait un beau boulot en termes de conservation. On retrouve les éternelles thématiques et préoccupations indigènes mystiques dans ces statues : divinitées mi-animales, mi-diaboliques, la guerre, la fécondité, le soleil, ainsi que des tombeaux et adorations des grands chefs. C'est beau, brut et imaginatif a la fois ces gris monolythes inspirant le passé.

                       

                             

 

La nature abondante du coin nous pousse à aller encore plus loin vers l'Amazonie, le poumon vert tant mythifié de l'Amérique du sud, d'autant que la semaine sainte est iminante et qu'il faut mieux fuire les hordes d'illuminés. Je suis tombé nez à nez avec cortège au réveil en allant chercher le petit dej, ça m'a pétrifié: un flot sordide de gens priant de façon abrutie et monocorde portait des statues de Jésus ensanglantés et d'autres de la vierge aux aboies en avançant sur moi comme des zombis. Quelle tristesse sur les visages de ces comombiens qui ne m'ont pas habitués à ça, c'est fou de voir comme ils passent habilement du côté fou fou provoc a cette facette catho-bigote et décalée, car le pays reste tout de meme très croyant. Mais c'est l'autre aspect mystique qui nous attire ici, celle des croyances indigènes beaucoup plus proche des  énergies de la Terre et de l'enseignement des Tayta (les chamans colombien). Direction Mocoa, aux portes du poumon vert pour aller tater de cette culture ancestrale et participer à une séance de Yagé. Dans tous les pays d'Amérique du sud où il y a une région amazonienne, on trouve une tradition de la purge à l'Ayahusca, une liane parasite cuisinée ouvrant les portes de la perception et qu'on appel ici Yagé. C'est légal et il ne faut surtout pas l'assimilé à une drogue si on ne veut pas passer pour un blasphémateur, c'est une médecine ancestrale chamanique utilisée pour les 7 à 77 ans depuis des millinaires pour se soigner de divers maux. Notre guide Manuel, un petit quadra trapu rien de plus monsieur tout le monde qu'on a trouvé sur notre route au hasard d'une rencontre, nous invite à en faire l'expérience dans le jardin de sa maison familiale. La maison est grande et simple grouillante d'enfants et il y a un atelier de lutherie pour guitare et charango au fond du jardin. Une grand-mère et ses petits enfants sont entrain de manger, ils viennent de se faire un week-end au Yagé, les enfants ont trouvé ça dur mais intéressant. La nuit venue, on se sent un peu mal à l'aise, de trop, dans cette grande famille recomposée et Manuel ne nous a rien expliqué de plus sur ce qui allait se passer avec le Yagé. Quand soudain, il sort de la maison vêtu d'un pancho indien avec collier de graines et de plumes, ça ne va pas tarder. Les enfants se couchent, Manuel apporte un verre d'eau pour les hommes, un autre pour les femmes et rempli une coupe en bois d'un liquide marron foncé, il récite deux trois paroles en indien et ingurgite sa coupe. Ensuite, il nous fait tourner la coupe à chacun marmonant des trucs en indiens, le goût est infâme mais en vaut la chandelle. On se place autour du feu, Manuel fait circuler une sorte de casserole remplis d'encens incandessants qui embaument l'air ambiant et met une petite musique des Andes. L'effet commence à arriver, les menbres s'engourdissent et l'esprit commence à vaciller, je sens une espèce d'énergie évidente qui trépigne en moi. C'est étrange, tout se chamboule dans ma tête, je me sens possédé par une sorte d'erruption interne qui voudrait s'échapper. D'un coup, je fonce aux toilettes pris d'une envie de défequer incontrolable, ça n'arrête pas de couler et c'est un manège infernal qui se déroule dans ma tête. Je me tourne vers le mur et je vois un décors de forêt enchanté avec une tête de chef indien (voir photo ci-contre) qui sort d'un arbre et envoit des signaux de fumée avec sa bouche. Le décors merveilleux frétille et prend une texture d'écailles quand je m'aperçois soudain que ce n'est qu'un bête mur en parpeint gris et que mon chef indien n'est qu'une interstice de ciment. Mélanie me prie de sortir des chiottes car il faut qu'elle se vide aussi, à peine debout je suis pris d'une envie de vomir subite et éjecte des flots de liquides bruns de ma bouche. Mais pourquoi s'infliger ça ? C'est normal, Manuel nous avait prévenu, tu te vides par devant, par derrière, ça fait partie de la purge. Il ne paie pas de mine en apparence, mais c'est un vrai tayta ce Manuel, alors que je vois des caléidoscopes fluorescants qui définlent, il passe avec son dijeridoo en envoyant des petits soufles dans le feu, puis récite des paroles en indiens en tripotant son collier. Mélé à la musique des Andes, ça adoucit l'atmosphère et ça nous apaisent peu à peu dans ces montagnes russes virtuelles, alors que nous sommes simplement assis sur un banc autour d'un feu. Les phases d'hallucinations comme si on avait pris quatre acides d'un coup se calment un peu, Manuel passe avec une bouteille de mixture de végétaux, de plumes et d'essences odorantes qu'il nous vaporise sur la tête avec sa bouche. Ca sent bon, il faut retourner vomir, puis tous se dénoue, je me sens de mieux en mieux et Mélanie aussi, Manuel nous propose de nous asseoir sur deux transats sous un arbre au calme et va se coucher. Tout est beau au clair de lune dans ce jardin et on se sent tellement bien à discuter sous cet arbre, la sérénité est là. Un bien-être total. Tout ça n'a duré que trois heures, mais d'une intensité ! Je crois que ça a marché, j'ai vraiment l'impression d'avoir éjecté un noeud de mon ventre, un mal intérieur et maintenant je me sens en paix. Le lendemain, tout est tranquille dans le jardin de la maison, on prend le petit déjeuné en famille (précédé d'une prière) et Manuel nous propose de venir nous promener dans la jungle avec lui, il à une autre médecine à nous proposer. On part avec toute la smala dans une  réserve protégée à travers les lianes et les arbres géants. On s'arrête sous un abris et Manuel sort un petit bout de bois creux en angle qu'il remplie d'une poudre grise. Il enfonce un côté dans ta narine et souffle dans l'autre énergiquement  pour te faire sniffer la poudre. Ca te prend toute la tête, des picotements, une bouffée de chaleur mêlé à de la transpiration et une envie d'éternuer qui ne vient pas. Ca te colle au sol et t'immobilise puis ça devient frais et t'oxygène tout l'intérieur de la tête. C'est du tabac préparé et naturel qui à de grandes vertues médicinales, ça éradique une sinusite en un rien de temps et terrasse les maux de tête. Ce Manuel à vraiment plus d'un tour dans son sac ! On laisse tout le monde à la sortie de la forêt pour aller camper aux cascades de la fin du monde. A une petite heure de marche, quatre cascades se succèdent où l'on peut se baigner et sauter depuis les rochers. Les deux dernières sont vraiment spectaculaires, la première à formé un pont naturel en pierre massif entre les deux bords de la rives et la seconde est en faite un plongeon dans le vide, une vue imprenable sur la forêt avec la ville de Mocoa au loin. Une journée paisible à méditer dans un cadre magnifique, sur cette expérience pré-colombienne qui ne nous à pas laissée indifférente. Les vieux démons sont sortis et nous voilà pour de bon en paix.       



Publié à 04:24, le 9/05/2010, San Augustín
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Une percée sur le Pacifique

La Colombie est le seul pays d'Amérique du sud (sans compter le chiquito cap Horn argentin) qui comporte un acces sur les deux océans : Pacifique et Atlantique. La cote Pacifique a cette particularité de n’avoir qu’un seul point d’acces a la mer par le port de Buenaventura. Le reste de la cote est tres sauvage, les falaises et la jungle a meme le bord de l’eau ont permis a quelques villages de pecheurs parsemés et uniquement accesibles par  bateaux de s'établir. Cette cote est un paradis sauvage et natural, aussi pour les narcotraficants qui ont des kilometres a perte de vue pour accoster paisiblement. Autre particularité, dans toute cette partie du pays, la quasi totalité de la population est d'origine africaine, si bien qu'on se croirait aux antilles. Ces populations noires sont a l'origine les anciens esclaves du nord de l'époque de la colonisation qui sont venus se réfugier dans cette région dont personne ne voulait. Maladies, humidité constante et nature difficilement maitrisable n'ont pas permis une expension de dingue mais plutot un mode de vie sommaire et du bricolage. On nous a recommandé de faire une halte dans le petit village de San-Cypriano un peu avant la cote dont la riviere bordé de jungle est apréciable. C'est sous une pluie battante qu'un bus nous largue a un croisement pour prendre le moyen de transport le plus dingue que j'ai jamais vu jusqu'a ce jour : la moto-train. En effet, le seul moyen de joindre le village est une voie de chemin de fer...sans train, la population a donc inventé un astucieux moyen de transport composé d'un chariot en bois posé sur des roulements a billes rouillés et encastré sur une moto dont la roue fait contact sur le rail, un genre de side-car de fortune quoi ! Un long travelling a travers la jungle ou il vaut mieux regarder le paysage que ses pieds qui se maintiennent entre les baggages débordantes, sur un centimetre carré, défilent sur les rails de ce chariot de la mort. Des qu'on croise un de ces engins qui arrivent en face, il faut jouer la courtoisie (car il n'y a qu'une voie) et un des moto-train est soulevé et sortie de ses rails par tous son équipage pour laisser passer celui qui arrive en face, une séquence digne de Kusturica. Le village de San Cypriano est composé de maisons en bois sur pilotis avec balcons et escaliers extérieurs. Les baraques sont toujours plus ou moins en travaux , ca cloue, scie, rafistole ou assemble des planches, les gosses en slip jouent dans les flaques ou jettent des cailloux dans les arbres pour en faire tomber les fruits. La nonchalence a l'africaine est bien présente aussi, tout le monde accablés par la chaleur humide végete devant la télé hallumée non-stop. Humide et végétatif resteront les qualificatifs de San-Cypriano. On embarque dans notre moto-train pour rejoindre Buenaventua ou un bateau nous emmene vers les plages de Ladrillejos et la Barra "les stations balnéaires" du Pacifique. A l'embarcadaire, puis perchés en meute sur les arbres du bords des falaises, on peut observer des goélans avec leurs becs a gloitres, gigantesques quand ils déploient leurs ailes, qui plongent a pic dans la mer subitement pour attraper a coup sur un poisson. On retrouve a Ladrillejos la meme humidité étouffante qu'a San Cypriano qui pousse au farniente, d'autant que c'est la basse saison, le calme absolu. L'océan est bouillant et ses vagues ravigorantes, on poussera la promenade jusqu'a la plage de la Barra, un véritable bout du monde ou les cabanes en bois paraissent désertées. On assiste a une scene sympathique, ou deux gamins grimpent agilement dans des cocotiers pour faire tomber les noix qu'ils offrent ensuite a leurs copines. D'un coup de machette les noix de coco sont décapitées et se transforment en bols dans lesquels on peut siropter directement le jus. La nature est vraiment riches et abondantes dans cette partie de la Colombie ou peu d'étrangers s'aventurent, les autochtones y vivent un peu repliés dans un mode simple et contemplatif . Au soleil couchant, on déambulele long de l'immense baie dans les reflets roses du ciel, une carte postale de l'océan paisible, la seule visible de toute la cote Pacifique du pays.



Publié à 22:05, le 30/04/2010, Buenaventura
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Bogota, bienvenue en Locombia !

Après quelques remaniements de programme, c'est a Bogota que mon rencart avec Mélanie a lieu. Trois jours de bus (dont la traversée de l'Equateur) pour jetter l'ancre avec ma douce dans le quartier de la Candelaria, le centre culturel et historique de Bogota. Des batisses de couleurs structurées de bois avec balcons, poutres aparentes et jolies petites grilles en fer forgé s'alignent dans les ruelles pavées en pentes. Les murs sont couverts de graffitis magnifiques et une faune de joyeux saltimbanques arpentes les dédales de rues autour de la place del Choro, le QG des artisants, cirquassins et autres baba-cools de passages (les Argentins y sont évidement les rois). La Candelaria est un vrai village a l'esthétique raffiné, dans la ligné du quartier latin de Paris avec un zeste du Bastille punk d'il y a dix ans. Un bastion bobo et alternatif au coeur de la tentaculaire agglomération crade et cahotique. D'entrée de jeu, la Colombie nous apparait beaucoup plus dévelloppée que ses voisins sud-américains, de grandes similitudes avec l'Europe et biensur avec les USA se ressentent, surtout dans les prix qui montent en flèche. On se rapproche du mode de voyage qu'on pratiquait en Espagne il y a quelques années, ou tu te fais ta bouffe dans les cuisines collectives des pensions familiales et des qu'il y a moyen tu fait peter le camping, finit le resto et le mode panier percé comme en Bolivie! Les gens sont hyper-chalereux et avenants, on sent (un peu comme au Paki ou en Iran) qu'ils sont agréablement surpris de voir des européens voyager chez eux sans prégugés et malgré l'image désastreuse et évidement galvodé que nous avons de leur pays. La Colombie a une histoire politique mouvementée et les guérillas avec les para-militaires qui ont ponctué tout le 20eme sciecle sévissent encore. Mais il ne faut pas oublier que ces conflits sont très localisés et que le gouvernement actuel (aussi armé et violent que les para-militaires eux meme, mais aussi corrompu et bien de droite) a mit les bouchées doubles pour controler les zones a risques. Le pays n'est donc pas dangereux entant que tel et  ca ne l'a pas empecher de se dévellopper pour atteindre un niveau de vie proche du notre, avec tout de meme les inégalitées et autres principes ultra inégalitaires (merci le capitalisme sauvage!) que cela peut comporter. Du coup, on se sent tout de suite proche des gens ici qui ont les memes référentiels culturels et on copine facilemet avec les jeunes du coin. Après quelques musés et visites patrimoniales,  nous attendons avec impatience le festival internattional de théatre qui débute quelques jours après notre arrivée. Une grande scène se monte sur la place Bolivar et on assiste a un superbe défilé d'inauguration haut en couleurs, une vague de costumes et de spectacles déambulants envahissent la rue. Rapidement nous réalisons que le festival n'est pas compatible avec nos finances ( a coté, Avignon c'est pour les smicards!), c´est un rendez-vous très élitiste qui a insuflé la création d'un festival alternatif pour les fauchés. C'est donc dans la rue que nous profiterons de la dimension "off" du festoch et c'est pas plus mal. On fait aussi un saut a la fac un vendredi après-midi ou les étudiants fetent hebdomadairement la fin de la semaine en picolant et festoyant alègrement sur les pelouses de l'université. Au de la du festival qui amplifie clairement l'ambiance fetarde, ca se sent qu'il y a une culture de la rumba ici et il n'y vont apparement pas molo sur le distroy. Certains visages aussi bien les vieux que les jeunes, confirment que la cocaine et la Colombie ce n'est pas tout a fait un mythe, les sdf qui parsèment les rue de la Candélaria sont bien ravagés par le crack. Mais l'ambiance n'est pas pour autant tendue ou glauque et on retiendra plutot le grain de folie qui plane chez pas mal de gens ici. Une vraie culture festive ou la danse (la salsa géneralement) est reine et qui a donné son surnom de Locombia (néologisme qui mélange loco=fou et Colombie) au pays. Bienvenue en Colombie !       



Publié à 20:52, le 26/04/2010, Bogotá
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Cuzco, les chemins Incas

Cuzco en Quechua signifie la ville des ville, le centre de tout. Cette cité millénaire au nord du Titicaca, la région originaire des Incas, n´a jamais été totalement colonisée par les conquistadors espagnols qui ont quand meme réussi par y construirent le joli petit centre historique par la force des choses. L´ambiance indigene y est omniprésente, les indiens Quechua sont toujours la de part les ruines des sites arquéologique de la vallée sagrada (sacrée) dont le Machu Picchu fait figure de proue. Le trek du chemin de l´incas qui mene vers l´illustre site a écopé d´une saison des pluies tonitruante, le ferocarile (voie de chemin de fer) qui fait la liason avec le dernier village avant l´ascension a été totalement inondé. Moralité, le gouvernement péruvien a fermé le Machu Picchu jusqu´au 15 avril donc en ce qui me concerne c´est rapé ! Mais comme les Incas on plus d´un tour dans leur sac, il y a une solution de secours, car il n´y a pas un mais bien plusieurs chemins Incas. L´autre trek bien moins balisé mais bien plus musclé c´est celui du Choquequerio a 50 bornes de la. 4 a 5 jours de marche costaude avec a l'arrivée un site aussi bien conservé que le Macchu Pichu et tout aussi spectaculaire. Evidement avec la fermeture de la poule aux oeufs d'or touristique, les agences de voyage sorte le grapin dès qu'un voyageur pointe son nez pour lui refiler un guide, une bourrique, un cuistaud pour la bagatelle de 200 dollars les 3 jours et ca commence a me gonfler !! Je vais donc y aller seul avec ma bite et mon couteau, point barre. Parce qu'évidement c'est au nom de la sécurité que j'ai soi-disant besoin de tous ca, parce que la psychose ambiante te persuade que tu vas te faire trucider a chaque coin de rue et qu'il faut se calfeutrer dans son cocon sécurisé. Ils n'ont pas attendu Sarkozy pour se hanter la vie avec l'insécurité, mais éteignez vos télochs et brulez vos torches culs qui vous serrent de presse ,  qui ne font qu'afficher en première page des homicides sordides, une image de l'Amérique latine ressemblant a une vaste favellas ou c'est les flingues qui font la loi, ou ton voisin n'attend qu'une minute d'inattention pour te faire la peau. Alors que comme d'habitude, les gens sont pour la majorité des crèmes, le coeur sur la main et qui t'acceuillent avec le sourire et je me sens commed'habitude en totale confiance insouciante, bien plus qu'a Paris. Bref, ca me démangeait depuis longtemps de parler de ca, mais je constate qu'encore une fois (c'était pareil en Asie et c'est un syndrome planétaire) cette saloperie de politique sécuritaire mondiale fait son bonhomme de chemin, conforte bien tout le monde au replis sur soi et l'individualisme, a la peur de l'autre et de l'inconnu, et dissuadant les aventuriers et les désireux de changements de sortir des sentiers battus. Les gouvernements et les gens de pouvoirs auraient-ils peur des peuples unis et conscients de la logique inégalitaire qu'ils imposent ? C'est donc sans carte (impossible d'en trouver une), sans guide, ni mules que je pars pour l'asencion du Choquequerio. Après un départ boueux, le large chemin le long du flanc de la montagne mène a un col du quel on aperçoit les neiges éternelles perçant les nuages menaçant. Je me plonge dans la vallée de terre ocre entre les envollées de papillons, plantes piquantes et cactus géants. La rivière apparait dans le creux du canyon et le sentier escarpé m'amène a travers les bosquets a la playa Lina Rosa ou je fais étape. Les sanitaires en durs et la petite tienda tenu par une mama adorable et son fils confirme les mensonges de Cuzco qui me garantissait de crever la gueule ouverte et seul au monde dans l'hostile montagne. Tout en sympathisant avec le fils qui doit avoir mon age, il m'explique que je peux faire l'allé-retour jusqu'au site du Choquequerio en une journée au lieu de deux, ce qui me permet de laisser mon sac et ma tente pour la partie la plus éprouvante. Qu'a cela ne tienne au petit matin, le sentier serpentant sur le flanc a pic de la montagne me donne du fil a retordre et je ne regrette pas mon choix d'avoir largué mon sac. Au sommet, il y a un petit plateau herbeux bordés de prés et de maisonettes de pierres, c'est le dernier hameau avant d'arriver aux ruines. A l'entrée de la zone du site on aperçoit sur la montagne en face, les premiers marches en étage des terrasses en cultures du Choquequerio, qui disparaissent au fur et a mesure de la marche dans les virages. Soudain, après un tournant l'essentiel de ce vertigineux jardin surgit devant mes yeux. C'est immense et sa couvre tout un flanc de montagne, les marches en pierres plates parfaitement parallèles dans le sens horizontal, suivent la courbe montagneuse sur toute leur largeure. C'est comme un paysage de rizière mais en pierres et rectiligne, bluffant.

                                   

D’un pas hatif, je vais jusqu’a l’autre versant pour aller découvrir ces droles de gradins dont les parcelles sont toujours cultivées. La descente des escaliers est impressionante, on ne voit pas le bout des marches immenses face au vide qui mènent dans les différentes parties du jardin encerclé de foret vierge. Le clou du spectacle se trouve au sommet ou l’ancienne cité du Choquequerio batie sur une petite plaine, laisse imaginer  les différentes parties du village en ruines. Deux immenses batissent ont conservé leurs murs de profil avec  la forme triangulaire de leur toit. Des couloirs tracés entre de longs murs percés de soupirailles ménent a d’étroites piéces qui avaient toutes une fonction. Ateliers, pieces communales, jardins, les pierres noires forment un ensemble d’édifices qui s’articulent sur ce belvédère avec une vue sur les cimes montagnueuses a 360 º. Ca mériterait une petite séance de méditation en phase avec la patchamama des ancetres non pas Incas mais de la tribu adverse. En effet, le site du Choquequerio n'a laissé aucune trace de prison qu'on retrouve systématiquement chez les Incas, il a donc été déduit qu'il s'agissait d'une ethnie contemporaine mais différente. Je dois passer la seconde pour redescendre a la playa Lina Rosa avant la nuit. J'ai un peu surestimé mon niveau de trekeur et c'est de nuit que je finis de dévalé mon pan de montagne après une journée de 12 heures de marche, arrivé a 20h je sombre dans les bras de Morphé illico. C'est en compagnie d'un Estonien et sous le cagnard que le retour vers la civilisation s'opère le lendemain. J'en chie un peu, mal remis de la session titanesque de la veille pour arpenter les caminos tortueux tout en faisant la causette en anglais. Et c'est a nouveau de nuit que la déambulation se termine. L'objectif Cusco n'a pas été atteint, mais tant mieux car perdu dans le noir a balayer les croisements de chemins a la lampe frontale, on tombe sur l'immense batisse d'une ferme-auberge. Une nuit dans un lit n'est pas de refus surtout chez des hotes si adorables, accompagnés d'une belle ménagerie : cochons, poules, chevaux, chat, clebard et perroquet s'agitent dans ce décors en bois digne de la petite maison dans la prairie. De retour a Cusco, je flane un peu vers l'agréable place des armes entourées a la fois de cathédrales et de vestiges Incas. Les dédales de ruelles en pentes recouvertes de marches grimpent jusqu'a des ruines  bien balaises, c'est le début de la vallée sagrada ou se trouve les plus important vestiges indiens. La meme question me revient sans cesse : comment ont-ils réussit a empiler et déplacer des pierres d'un volume aussi colossal? Et pourquoi avoir choisit ces lieux au milieu de nul part? Ces tonnes de cailloux de plusieurs mètres d'envergure, transbahutés dans ces sentiers si étroits et inaccessibles, et offrant un si somptueux spectacle quand on se retrouve nez a nez avec eux après des jours de marches, c'est ca toute la magie et le mystère que l'on trouve dans les chemins Incas.

 

 

 



Publié à 19:40, le 8/04/2010, Cuzco
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Salaar d´Uyuni, à la découverte de la banquisel

Le désert de sel d´Uyuni est l´une des principale attraction touristique de Bolivie: frontalié avec le Chilie dans l´extreme sud du pays, cette imenséisime curiosité n´est ni plus ni moins que le plus grand désert de sel du monde. Encore une fois il faut s´embringuer dans un tour de trois jours en jeep avec chauffeur/guide qui prépare la tambouille pour ca bande de gringos, mais c´est un moindre compromis face au spectacle qui m´attend. Après un saut de puce au cimetière de train, nous nous dirigeons vers le salaar, au loin, des silhouettes ramassent des tas de sel a la pelle. Une étendue blanche a perte de vu qui fait penser a une banquise se dessine sous nos yeux, et il est difficile de croire que tout cela n´est que du sel. La voiture glisse toute seule jusqu´au premier petit bled ou des maisonettes en briques de sel sortis de nul part se succèdent abritant des shops ou l´on peut acheter toutes sortes de babioles sculptées dans du sel. Au milieu de la "banquisel", une colline rocheuse apparait soudainement, c´est l´ile de la Luna (de part sa forme en croissant) sur laquelle se dresse d´immenses cactus centenaires tout droit sorti d´un décor de western. Totalement surréaliste et spectaculaire a la fois. Une petite marche sur le sel s´impose jusqu´au refuge...en sel. Les distances sont totalement distandues sur cette banquise, les montagnes formes des mirages a l´horizon, on croirait qu´elle trempent dans l´eau et le refuge qui semble etre a un petit quart d´heure de marche est en vérité a plus d´une heure de crapahutage. Le soleil est de plomb et il faut passer en mode cheich intégral pour éviter ses reflets aveuglant sur le blanc cristallin. Pas a pas, j´avance écrasé par le poid de l´infinit entre les craquelures du sol. Le lendemain on s´engage réelement dans le désert sableux et caillouteux. Des agglutinations rocheuses, anguleuses ou arrondies s´enchainent. Parfois cela prend des formes de statues style ile de Paques et a d´autres moments certaines paroies se retrouvent criblées de petits trous. Toutes ces formes vraiment bizzaroides sont naturelles mais atteignent un degrés de surréalisme bluffant, si bien qu´un des sites a prit le nom de désert de Dali. La cerise sur le gateau c´est l´arbre de pierre, une sorte de broncoli géant au milieu de d´autre massif rocheux, comme son nom l´indique, il est...en pierre, hallucinant... On se dirige ensuite vers les lagunes que l´on retrouve un peu partout dans le désert, les heures de jeep qui les séparent donne son rythme a la journée. Rouge, verte, bleue, il y en a de toutes les couleurs et leur constitution chimique provoque des variations en fonction de la lumière et du vent. Parfois ce sont que de simple marais recouverts d´une étrange écume minérale, mais on a aussi affaire à de véritable lacs, dont la laguna roja (rose en réalité) qui est bordée de stupéfiants monticules blancs granuleux, semblables à des collinettes enneigées. Pour parfaire au spectacle, des atroupements de flamands roses se regroupent aux alentours de chaque lagunes, et s´articulent avec le désert en décors de fond, c´est un spectacle féerique qui se déroule sous mes yeux. Les richesses en matières premières que contiennent les sols, aussi bien ceux de la "banquisel" qu´autour des lagunes sont considérables. Le sel alimentaire y est biensur exploité, mais on y trouve aussi énormément de lithiume ainsi que d´autres matières minérales de grande valeur. Malheuresement la Bolivie qui n´a pas vraiment le sens du commerce vend son sel entant que matière première pour un bol de riz à ses voisins chiliens qui en tirent le maximum de profit en le raffinant. J´avais déjà observé ce genre de phénomène en Aise du sud-est, ou les viets et les thais (sans parler évidement des chinois) qui ont le symbole du dollars qui brille dans la pupille, exploitent gentillement les laos et les cambodgiens dont les pays débordent de richesses mais qui n´ont pas été éduqués par le grand capital. Sans faire de socio-politique de comptoir je suis de plus en plus persuadé qu´il y a des pays qui sont encore épargné par la logique de profit, une mentalité admirable mais malheuresement en voie d´extinction. Encore une fois le système mercantile pourri tout et exploitent allègrement des pays comme la Bolivie qui reste économiquement naif. Il n´y a pas que la Francafrique qui a volée aux pauvres pour etre encore plus riche, c´est un phénomène mondial qui perdure dans notre triste monde. De retour a Uyuni, je retrouve Fanny et Etienne mes frangins parisiens en road trip pour un an sur tout le continent sud américain. C´est bien plaisant de retrouver ses copains dans le fin fond de la planète et de pouvoir partager ensemble ses découvertes. On retourne dans le no man´s land du cimetière de train y aprécier la tranquilité mélée au chaos, sans etre dans la bousculade du tour opérator et des guides nous faisant ingurgiter en express la curiosité du lieu. Un prolongement de voyage figé par l´infinit désertique, des instants sereins en bonne compagnie. Ca papote jusquá la nuit et tout le monde y va de son grain... de sel !  



Publié à 21:26, le 22/03/2010, Salar de Uyuni
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Autour de la Paz

Il est difficile de déterminer clairement les limites de l´agglomération pacénienne, la ville s´étend tellement loin sur les flans de montagnes qu´on pourrait la croire sans fin. Vers les extrémitées des bords de la cuvette, certains quartiers faisant encore partie de la capitale ressemblent a des hameaux de rase campagne avec maisons en terre et champs cultivés. Ces petits pueblos sont bordés de montagnes et canyons rocheux magnifiques, la Muela del Diablo (la molaire du diable) comme son nom l´indique est un bloc rocheux qui culmine dans les hauteurs, visible depuis le centre ville. Nous prenons une demi-journée avec Adolfo pour aller faire respirer un peu nos poumons. Ce qui est génial ici, c´est qu´en une demi-heure de bus tu te retrouves au coeur de la nature ou le silence et le calme reignent en maitres. L´ascencion de la Muela se termine en semi-escalade sur les paroies escarpées.  Au sommet c´est une vue imprenable sur la Paz qui s´offre a nous. En cherchant bien on pourrait meme trouver notre immeuble a travers le zoom de la caméra...

                          

De l´autre coté, un plateau montagneux s´étend a perte de vue sur lequel on distingue des habitations parsemées a hauteur d´homme. C´est el Alto la ville "banlieue" de la Paz encore plus vaste et plus peuplé que la capitale elle meme. Comparé aux montagnes russes de la Paz, el Alto c´est le plat total avec des terrains délimités par des palissades abritants des bicoques sommaires. El Alto a une assez mauvaise réputation totalement infondée car on la considère comme le coin malfamé, le coupe-george bolivien. En définitive ce n´est qu´un quartier populaire et pauvre ou se retranchent la plupart des exclus de la Paz qui en est par ailleurs totalement dépendante économiquement. En effet, en plus du marché le plus grand de Bolivie, el Alto concentre la plupart des commerces et des ateliers de l´Altiplano. Entant que gringos (blancs), venir trainer ses guetres a el Alto est généralement en vue d´une collaboration sociale et solidaire. Nous y passons une première fois avec Marine pour apporter un petit colis a une ONG locale ou une amie vendangeuse a travaillée l´année dernière pendant 6 mois. Pendant cette période pluvieuse le plateau del Alto ressemble a une serpillère, des flaques d´eau jonchent les rues terreuses entre les batiments en perpétuels constructions. L´ONG s´occupe de réinsérer des enfants des rues avec un centre culturel et gère une structure d´acceuil pour les filles mineures toxicomanes, séropositives, victimes d´inceste ou encore mères célibataires. Un milieu pas évident dont s´occupe des gens chalereux avec le coeur sur la main. C´est avec plaisir que nous leurs apportons ce petit coup de pouce matériel car en plus de le mériter ils sont évidement en perpétuel recherche de fonds avec un budget de fonctionement plus que sommaire. On retournera a el Alto peu de temps après encore dans le cadre d´une ONG "Un techo para mi pais" qui construit des maisons en bois pour les habitants del Alto les plus précaires. Durant un week end, une cetaine de djeunes volontaires se répartissent sur différents chantiers armés de marteaux et de tournes-vis. C´est vraiment marrant comme concept que de mettre sur pied en deux jours une cabane en bois et en kit. Une séance de jeux de constructions grandeur nature. L´ambiance est sympatoch mais ca sent quand meme un peu le catho bien-pensant tout ca (je me retrouve meme avec une américaine missionaire évangéliste dans mon équipe ! brrrrrrrrrr vaderetro satanas !!! ) On réussit a peu près a venir a bout (de force) de notre épopé, de nuit avec des bonnes ampoules aux mains. Petit bémol a cette affaire, ces maisons en bois éphémères torchées en deux jours, laissent quand meme des gens continuer a habiter dans une autre forme de précarité dont les baraquements ne sont pas toujours peaufinés avec soin. Mais bon c´est l´intention qui compte va t on dire! Et l´expérience pour les volontaires n´en reste pas moins tripante.

                        

Dans un tout autre décors en face de la Muela del Diablo, on trouve la vallée de la Luna, toujours située dans les extrémitées de la Paz. Comme son nom l´indique, ce groupement de collines a l´allure lunaire présente un cadre assez décalé pour les abords d´une capitale. Ca rappel un peu la Cappadoce turque dans les tons gris ou les pitons rocheux coniques se succèdent a perte de vue. Pourtant ce n´est pas de la roche qui s´est focilisée mais bien des agglutinations sableuses qui bougent en fonction des pluies et des saisons. Encore une étrangeté surréaliste que nous offre la nature. Le parcours est un peu trop balisé a mon gout si bien qu´on croirait par moment un décors en carton-pate alors que c´est bel et bien la réalité 100 % naturelle face a laquelle nous nous trouvons...

                    

Le meilleur plan pour se faire un vrai bon break avec la Paz, c´est de descendre "la route de la mort" jusqu´a Coroico. C´est un peu un promène-couillons avec guide et tour organisé, T-shirt souvenir, etc mais le jeu en vaut la chandelle. Le principe est simple, on te monte en camionette plus haut dans la montagne et tu te tapes une descente de 3h a vélo avec 3000 mètres de dénivelé. Ca commence sur une route bitumée a 9h du mat frigorifié dans les nuages pour finir sur un chemin en terre (la dite route de la mort), a traversé des cascades sous une chaleur écrasante plongé dans un décor tropical vertigineux. le contraste est vraiment impressionant et retrouver le vrai soleil et un peu de verdure c´est un vrai régal après un mois a la Paz dans la caillasse et le climat anarchique. A l´arrivée, tout le monde peu faire son kéké autour de la piscine en se goinfrant du buffet a volonté d´un resto a touristes. Normalement le tour s´arrete là et on est sensé rentré derechef a la case la Paz, mais nous avons décidé d´aller passer la nuit au sympathique petit village de Coroico un peu plus haut. Cette fameuse route de la mort servait dans le temps a affreter des marchandises depuis la capitale jusqu´a la région amazonienene. Elle fut fermée au trafic routier après moultes accidents car les précipitations amoindrissaient progressivement la largeure de celle-ci a en envoyer les camions dans le précipice. Du coup, Coroico qui était le passage d´un important flux de véhicules est maintenant a 3h de la Paz et s´est transformé en un sympathique havre de paix. On peut y contempler les montagnes a 360 degrés et y respirer un bon coup dans la quiétude loins des tumultes de la capitale, que du bonheur !  

                      

 



Publié à 04:44, le 13/03/2010, El Alto
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vamos al carnaval !

En se retrouvant en février en bolivie et dans la plupart des pays d´Amérique latine, on ne peut réchapper au sacro-saint carnaval. Chaque ville a son style et sa date généralement étalé sur un deux jours, mais le plus immanquable de tous vers lequel tout le pays et aussi les voisins se ruent et bel et bien le carnaval d Ourouro a 200 bornes de la Paz. Des centaines de musiciens et danseurs en formations déambulantes défilent dans les rues de la ville pendant 48 heures non-stop revetant de superbes déguisements confectionnés avec soin. Ils y mettent le temps et le prix a préparer leurs shows et leurs costumes qui ont tous une signification. Des animaux, aux icones charismatiques d´Amérique du sud, les couleurs fusent dans tous les sens. A noté, les masques somptueux semblables a ceux des dragons chinois fourmillant de détails scintillants au soleil,  splendide.                 

                      

Et le brave spectateur dans tous ca ? Et bien il pose son cul sur les gradins et regardent passer tout ce beaux monde en se bourrant gentillement la gueule. Il y a un principe a suivre : pas touche et respect en vers les défilants, par contre quiconque dans le public s´aventure au sein du cortege, ou se fait un peu trop remarquer, et il se fait canarder de bombes a eau et de mousse en spray. Un véritable lynchage, surtout si tu es gringos et de surcroix une nana, si bien que tout le monde se ballade en cape de pluie pret a riposter. Les gosses s´en donnent a coeur joie avec leurs mitraillettes a eau mais les adultes aussi n´hésitent pas a se prendre au jeu. D´interminables batailles rangées avec le gradins d´en face s´organisent, qu´est ce qu´on se marre ! Autre petit détail croustillant, c´est que nous sommes une véritable colo acceuillit chez la nounou d´Adolfo qui a passé son enfance a Ourouro. Quatre francais(e), deux allemands, une polonaise, 3 boliviens et 4 chiliennes débarquent pour festoyer dans la pieuse demeure de Nana et son mari qui nous délimite clairement la zone des garcons et celle des filles. On se croirait vraiment chez tante Helene aux vendanges d´autant que j´apprend apres quelques réflexions ofusquées parce que soi-disant les sujets de discutions tournent un peu trop autour de la ceinture, que nos quatre chiliennes sont des filles de bonnes familles catholiques de Santiago. Que de blasphemes, un vrai régal ! Comme d´habitude la fete rapproche les esprits meme les plus improbables...                                                                                                                                                                                                              

                          

Apres ce joyeux mélange des saveurs nous rentrons a la Paz ou se tient devinez pas quoi...le carnaval ! Le concept est similaire en nettement plus anarchique, il y a de beaux défilés dans tous les quartiers de la ville mais au niveau ébriété et bataille d´eau il en ressort une certaine agressivité bien a l´image de la violence intraseque de nos métropoles. Au final un marathon festif de quatre jours qui laisse sur les rotules. La semaine prochaine je vais prendre l´air dans le salaar d´Uyuni dont la ville acceuille devinez pas quoi...le carnaval ! 



Publié à 19:50, le 12/03/2010, Oruro
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En paz, in la Paz

Il m'a bien fallu deux semaines à la Paz pour sortir la tête de l'eau et commencé à prendre mes repères. Il faut dire que les vas et vient chez le dentiste, les médocs et l'attente de carte bleue n'ont pas trop aidé. Néanmoins, l'idée de se sédentarisé un coup fait partie du projet, notamment video : il faqut commencer à faire le docu. Cela commence par trouver un appart car on ne peut plus habiter à quatre chez Rodrigo ( Marine+Adolfo+moi ). Injustice sociale oblige, il est beaucoup plus facile pour des européens que pour les boliviens de louer une crèche à la Paz. Par définition un gringos à le porteffeuille plus lourd qu'un local. Nous signons donc un bail de 6 mois avec Marine pour qu'Adolfo qui termine son mémoire de Master puisse rester jusqu'en aout. Nous emménageons donc au 12ème étage d'un building parmi les buildings du centre ville, dans le quartier huppé de Sopocachi. C'est un peu le Bastille d'ici sauf qu'on est à plus de 3000 mètres d'altitude et qu'on voit la cordillère des Andes enneigée au loin par la fenêtre. Je me demande toujours si on est à Manatthan ou dans une station de ski. Cet appart on dirait un décors de Kubrick, entièrement meublé par sa proprio, une riche mémère argentine qui n'hésite pas à faire dans le kitsh. Lit à baldaquins, fausse colonne grec, lustres en faux bougeoirs, du coup on s'est cru chez mamie! Très vite le respectable appartement de notables Pacénniens va se transformer en une véritable communauté hippie. Au bout d'une semaine, un groupe de cinq zicos potes d'Adolfo débarquent et plantent la tente dans le salon. Les soirées prennent alors une tournure sacréement bohème. Ca joue de la guitare, du charango (le ukulélé local), du violon et des percus jusqu'au bout de la nuit. Les répertoires folkloriques latino-français-anglais s'entrecroisent ainsi que les nationalités dans le salon du 12ème. Généralement après chaque concerts de notre groupe « Raiz de Kion » (l'origine du gingembre), on recrute les meilleurs fans chiliens, argentins, allemands, français, boliviens et on va poussé la chansonnette à la maison. Ca y est je retrouve au de là de mes dents, les ambiances communautaires de la caserne XP et autres fiefs babos hexagonaux dans lesquels je me sent bien. Mais apparemment tout le monde dans l'immeuble n'est pas convaincu et le type de l'agence vient rapidement nous remonter les bretelles et nous sommes d'expulser derechef la bande de gitans que nous hébergeons, précisant qu'ici on est à Sopocachi et pas chez les romanichels. L'ambiance hippie ne fera que se transférer à quelques pâtés de maison dans l'appart de la famille d'un des zicos. Le calme va t il finir par s'instaurer au 12ème étage? En tout cas c'est un peu plus optimisé pour le travail. Adolfo se remet à son mémoire sur l'écologie et le commerce équitable en Amérique du sud et nous prenons le taureau par les cornes avec Marine pour le documentaire. Après une étude de terrain un peu laborieuse, on réussit à y voir plus clair quant à notre sujet qui pourrait se résumer sous le titre : Arte Urbano (l'Art Urbain). Le hasard à voulut qu'El Marsh, le kador du graffiti Pacéenien expose ses oeuvres à l'alliance française. L'éternelle thématique Sublastart qui me poursuit depuis mon adolescence est de retour : le graffiti. Ce coup-ci ce n'est pas mon projet et j'en profite pour concentrer plutôt sur l'aspect technique, ainsi que sur mon rôle du prof personnalisé de Marine, totalement improvisé mais pour autant pas déplaisant. En gros, ce documentaire va s'intéresser aux différentes approches de l'expression murale auxquelles nous sommes confrontés ici à la Paz. Le témoignage d'El Marsh (qui reste la pierre angulaire du film) va être confronté avec celui d'autres graffeurs ainsi que ceux de deux collectifs : Mujeres creando, un groupe féministes de renom en Amérique du sud, qui tag leurs slogan sur les murs de la ville et Apatecheta, un collectif de muralistes de la Paz qui ont produit une série de fresques commandé par la mairie l'année dernière. A cela s'ajoutent le point de vu du responsable de la culture de la Paz et des responsables de l'alliance française, histoire d'avoir des points de vus un peu plus institutionnels. Mon objectif perso c'est de verrouiller les principaux interviews, de définir les grandes lignes du film avec Marine tout en la briefant sur le montage et une fois ça bouclé, je lui laisse l'ordi et je me casse ! Ca va bientôt faire un mois que je suis ici et je n'ai rien vu passé. J'ai pris le pied de la vie d'expat, d'un transplanté qui fait sa routine ailleurs. Et du coup en termes touristiques je n'ai pas foutu grand chose au point de sentir une certaine frustration naitre en moi. Je crois que définitivement je me sent mieux entant que voyageur dans les ambiances populaires et traditionelles, plutôt qu'en nabab qui gravite les sphères expats, au chaud dans la bulle de soie que'offre les capitales. J'ai vraiment envie de prendre la route et le sac à dos me démange . Il a fallu que j'attende l'arrivée de mes acolytes Fanny et Uto la dernière semaine de mon mois pacéenien, pour commencer un peu à visiter et a fréquenter les quartiers bag-packers. Un mois en définitive pour finir par me sentir enfin en paix à la Paz.


 



Publié à 01:57, le 4/03/2010, La Paz
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