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un terrien sur terre
hay sol y luna

Salaar d´Uyuni, à la découverte de la banquisel

Le désert de sel d´Uyuni est l´une des principale attraction touristique de Bolivie: frontalié avec le Chilie dans l´extreme sud du pays, cette imenséisime curiosité n´est ni plus ni moins que le plus grand désert de sel du monde. Encore une fois il faut s´embringuer dans un tour de trois jours en jeep avec chauffeur/guide qui prépare la tambouille pour ca bande de gringos, mais c´est un moindre compromis face au spectacle qui m´attend. Après un saut de puce au cimetière de train, nous nous dirigeons vers le salaar, au loin, des silhouettes ramassent des tas de sel a la pelle. Une étendue blanche a perte de vu qui fait penser a une banquise se dessine sous nos yeux, et il est difficile de croire que tout cela n´est que du sel. La voiture glisse toute seule jusqu´au premier petit bled ou des maisonettes en briques de sel sortis de nul part se succèdent abritant des shops ou l´on peut acheter toutes sortes de babioles sculptées dans du sel. Au milieu de la "banquisel", une colline rocheuse apparait soudainement, c´est l´ile de la Luna (de part sa forme en croissant) sur laquelle se dresse d´immenses cactus centenaires tout droit sorti d´un décor de western. Totalement surréaliste et spectaculaire a la fois. Une petite marche sur le sel s´impose jusqu´au refuge...en sel. Les distances sont totalement distandues sur cette banquise, les montagnes formes des mirages a l´horizon, on croirait qu´elle trempent dans l´eau et le refuge qui semble etre a un petit quart d´heure de marche est en vérité a plus d´une heure de crapahutage. Le soleil est de plomb et il faut passer en mode cheich intégral pour éviter ses reflets aveuglant sur le blanc cristallin. Pas a pas, j´avance écrasé par le poid de l´infinit entre les craquelures du sol. Le lendemain on s´engage réelement dans le désert sableux et caillouteux. Des agglutinations rocheuses, anguleuses ou arrondies s´enchainent. Parfois cela prend des formes de statues style ile de Paques et a d´autres moments certaines paroies se retrouvent criblées de petits trous. Toutes ces formes vraiment bizzaroides sont naturelles mais atteignent un degrés de surréalisme bluffant, si bien qu´un des sites a prit le nom de désert de Dali. La cerise sur le gateau c´est l´arbre de pierre, une sorte de broncoli géant au milieu de d´autre massif rocheux, comme son nom l´indique, il est...en pierre, hallucinant... On se dirige ensuite vers les lagunes que l´on retrouve un peu partout dans le désert, les heures de jeep qui les séparent donne son rythme a la journée. Rouge, verte, bleue, il y en a de toutes les couleurs et leur constitution chimique provoque des variations en fonction de la lumière et du vent. Parfois ce sont que de simple marais recouverts d´une étrange écume minérale, mais on a aussi affaire à de véritable lacs, dont la laguna roja (rose en réalité) qui est bordée de stupéfiants monticules blancs granuleux, semblables à des collinettes enneigées. Pour parfaire au spectacle, des atroupements de flamands roses se regroupent aux alentours de chaque lagunes, et s´articulent avec le désert en décors de fond, c´est un spectacle féerique qui se déroule sous mes yeux. Les richesses en matières premières que contiennent les sols, aussi bien ceux de la "banquisel" qu´autour des lagunes sont considérables. Le sel alimentaire y est biensur exploité, mais on y trouve aussi énormément de lithiume ainsi que d´autres matières minérales de grande valeur. Malheuresement la Bolivie qui n´a pas vraiment le sens du commerce vend son sel entant que matière première pour un bol de riz à ses voisins chiliens qui en tirent le maximum de profit en le raffinant. J´avais déjà observé ce genre de phénomène en Aise du sud-est, ou les viets et les thais (sans parler évidement des chinois) qui ont le symbole du dollars qui brille dans la pupille, exploitent gentillement les laos et les cambodgiens dont les pays débordent de richesses mais qui n´ont pas été éduqués par le grand capital. Sans faire de socio-politique de comptoir je suis de plus en plus persuadé qu´il y a des pays qui sont encore épargné par la logique de profit, une mentalité admirable mais malheuresement en voie d´extinction. Encore une fois le système mercantile pourri tout et exploitent allègrement des pays comme la Bolivie qui reste économiquement naif. Il n´y a pas que la Francafrique qui a volée aux pauvres pour etre encore plus riche, c´est un phénomène mondial qui perdure dans notre triste monde. De retour a Uyuni, je retrouve Fanny et Etienne mes frangins parisiens en road trip pour un an sur tout le continent sud américain. C´est bien plaisant de retrouver ses copains dans le fin fond de la planète et de pouvoir partager ensemble ses découvertes. On retourne dans le no man´s land du cimetière de train y aprécier la tranquilité mélée au chaos, sans etre dans la bousculade du tour opérator et des guides nous faisant ingurgiter en express la curiosité du lieu. Un prolongement de voyage figé par l´infinit désertique, des instants sereins en bonne compagnie. Ca papote jusquá la nuit et tout le monde y va de son grain... de sel !  


Publié à 21:26, le 22/03/2010, Salar de Uyuni
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