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un terrien sur terre
hay sol y luna

Bogota, bienvenue en Locombia !

Après quelques remaniements de programme, c'est a Bogota que mon rencart avec Mélanie a lieu. Trois jours de bus (dont la traversée de l'Equateur) pour jetter l'ancre avec ma douce dans le quartier de la Candelaria, le centre culturel et historique de Bogota. Des batisses de couleurs structurées de bois avec balcons, poutres aparentes et jolies petites grilles en fer forgé s'alignent dans les ruelles pavées en pentes. Les murs sont couverts de graffitis magnifiques et une faune de joyeux saltimbanques arpentes les dédales de rues autour de la place del Choro, le QG des artisants, cirquassins et autres baba-cools de passages (les Argentins y sont évidement les rois). La Candelaria est un vrai village a l'esthétique raffiné, dans la ligné du quartier latin de Paris avec un zeste du Bastille punk d'il y a dix ans. Un bastion bobo et alternatif au coeur de la tentaculaire agglomération crade et cahotique. D'entrée de jeu, la Colombie nous apparait beaucoup plus dévelloppée que ses voisins sud-américains, de grandes similitudes avec l'Europe et biensur avec les USA se ressentent, surtout dans les prix qui montent en flèche. On se rapproche du mode de voyage qu'on pratiquait en Espagne il y a quelques années, ou tu te fais ta bouffe dans les cuisines collectives des pensions familiales et des qu'il y a moyen tu fait peter le camping, finit le resto et le mode panier percé comme en Bolivie! Les gens sont hyper-chalereux et avenants, on sent (un peu comme au Paki ou en Iran) qu'ils sont agréablement surpris de voir des européens voyager chez eux sans prégugés et malgré l'image désastreuse et évidement galvodé que nous avons de leur pays. La Colombie a une histoire politique mouvementée et les guérillas avec les para-militaires qui ont ponctué tout le 20eme sciecle sévissent encore. Mais il ne faut pas oublier que ces conflits sont très localisés et que le gouvernement actuel (aussi armé et violent que les para-militaires eux meme, mais aussi corrompu et bien de droite) a mit les bouchées doubles pour controler les zones a risques. Le pays n'est donc pas dangereux entant que tel et  ca ne l'a pas empecher de se dévellopper pour atteindre un niveau de vie proche du notre, avec tout de meme les inégalitées et autres principes ultra inégalitaires (merci le capitalisme sauvage!) que cela peut comporter. Du coup, on se sent tout de suite proche des gens ici qui ont les memes référentiels culturels et on copine facilemet avec les jeunes du coin. Après quelques musés et visites patrimoniales,  nous attendons avec impatience le festival internattional de théatre qui débute quelques jours après notre arrivée. Une grande scène se monte sur la place Bolivar et on assiste a un superbe défilé d'inauguration haut en couleurs, une vague de costumes et de spectacles déambulants envahissent la rue. Rapidement nous réalisons que le festival n'est pas compatible avec nos finances ( a coté, Avignon c'est pour les smicards!), c´est un rendez-vous très élitiste qui a insuflé la création d'un festival alternatif pour les fauchés. C'est donc dans la rue que nous profiterons de la dimension "off" du festoch et c'est pas plus mal. On fait aussi un saut a la fac un vendredi après-midi ou les étudiants fetent hebdomadairement la fin de la semaine en picolant et festoyant alègrement sur les pelouses de l'université. Au de la du festival qui amplifie clairement l'ambiance fetarde, ca se sent qu'il y a une culture de la rumba ici et il n'y vont apparement pas molo sur le distroy. Certains visages aussi bien les vieux que les jeunes, confirment que la cocaine et la Colombie ce n'est pas tout a fait un mythe, les sdf qui parsèment les rue de la Candélaria sont bien ravagés par le crack. Mais l'ambiance n'est pas pour autant tendue ou glauque et on retiendra plutot le grain de folie qui plane chez pas mal de gens ici. Une vraie culture festive ou la danse (la salsa géneralement) est reine et qui a donné son surnom de Locombia (néologisme qui mélange loco=fou et Colombie) au pays. Bienvenue en Colombie !       


Publié à 20:52, le 26/04/2010, Bogotá
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