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un terrien sur terre
hay sol y luna

Il était une fois le Rajasthan, le retour

Décidement je hais les aéroports. En plus de mon antipathie pour les avions, l’ambiance securitaire qui y réside est à mes yeux carrément inhumaine. Je n’ai meme pas le temps d’arriver que je suis deja reparti car au nom de la sécurité il m’est interdit de rentrer dans l’enceinte du batiment sans billet d’avion. C’est vraiment hyper sympa pour se dire aurevoir au milieu des bagnoles du dépose minute. Laure s’est envolée et me voila seul dans cette chambre humide a Delhi. Heureusement que Clarisse et Josselin (deux complices de longue date) m’ont envoyé un mail pour les rejoindre a Jaselmer aux portes du desert du Rajasthan. 20 heures de ‘’sleeper bus’’ et Rajasthan me revoila ! Ces bus sont vraiment top, il y a des vraies couchettes molletonnées, il y en a meme à deux places avec une vitre coulissante que l’on fait glisser a l’aube pour observer le soleil rasant qui vient te caresser le visage depuis ton aquarium d’ou tu observes le travelling en cinemascope qui s’offre a toi, un vrai regal. Pas de doute on est dans le desert, Jaselmer est ocre, sableuse et son fort tentaculaire qui surplombe la ville pousse la ligne d’horizon bien loin. Ses ruelles a l’ombre sont le seul endroit ou l’on peut supporter le cagnard de l’apres midi. Les retrouvailles fraternelles avec les VRAIS potes sont superbes et on décide de partir en Safari a dos de chameaux trois jours dans le desert pour marquer le coup. Notre jeune guide Debid accompagné d’un bambin et de trois bossus a longues pattes et long cous nous entraine sur les plaines arides jusqu aux ergs de sables pour passer des nuits divinement étoilées au milieu des dunes. Les trajets journaliers ne sont pas d’une grande éclate, enfin si éclate derch car hormis ‘’number one’’ le chef (véridique patronyme du bestiau) les chameaux sont horribles à monter, de vrais planches de bois ! On se bat pour ne pas avoir le plus défonce cul de tous tellement ca fait mal. Et puis c’est vrai que le kif du desert, tout du moins celui que j’ai vecu en Mauritanie est de marcher a coté des betes, enfin on va pas se plaindre. On est récompensé le soir venu face au coucher de soleil majestueux inondant de rose l’horizon de sable, accueillant ensuite la voie lactée et des constellations qu’on ne voit pas en Europe. C’est ca le luxe de l’hotel gratuit, un milliard d’étoiles ! Nous jouissons des dénommés ‘’pickkles’’: petits piquants séchés qui viennent se nicher partout dans les habits et les endroits les plus intimes, et comme ce genre de plaisir n’arrive jamais seul, j’écope de la seconde insolation de mon voyage (la premiere dont je vous avais epargné le récit c’etait au Cambodge) ce coup-ci une bien sevère. Au lieu de me bourrer de médocs que je n’ai pas et de me mettre a l’ombre, je reste sous le soleil de plomb, il faut bien continuer a avancer.  Les maux de crane sont insoutenables, je gémis comme un gosse vascillant sur mon chameau dans un semi-coma (allez-y plaignez moi!) pour terminer la tete dans l’abreuvoir à chameau avec les clebards, digne d’une sequence de western spaghetthi. J’en ai bien chié mais au moins les autres se sont bien marrés c’est l’essentiel ! Après le retour a Jaselmer et une petite sieste, on décolle pour Jodhpur la bleue a bord d’un train plutot pittoresque. Au deuxieme arret c’est l’invasion, des centaines d’indiens s’entassent les uns sur les autres jusqu’a s’installer sur le toit. On se retrouve etre l’attraction écrasée dans cette cohue anarchique. Le train traverse des vents de sables qui enfument tout le wagon, les gens se precipitant pour fermer les fenetres et se retrouvent avec un foulard sur le nez. Arrivés a destination le spectacle est troublant, la gare est littéralement transformée en campement général. Des centaines de familles et autres voyageurs dorment a meme le sol en attendant leur train, encore une démonstration du mode de vie très spartiate des indiens. Jodhpur est une grosse ville supportable qui a part sa tour de l’horloge aux éclairages ultra kitshs n’a pas grand interet hormis son fort. C’est la dernière visite de fort pour moi, je suis en pleine overdose de forts! Mais ca restera néanmmoins la plus instructive car la visite se fait armé d’un petit walkman qui éclaire ta lanterne sur la vie des Rators, Rajputs et autres seigneurs dont on vit les péripéties au fil des siècles et en francais ;s’il vous plait. Puis vient l’heure des au revoirs chaleureux, je regarde mes bons amis repartir et ma route en solitaire se dessiner devant moi. Direction Richikesh.


Publié à 01:49, le 17/09/2008, Jaisalmer
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