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un terrien sur terre
hay sol y luna

Autour de la Paz

Il est difficile de déterminer clairement les limites de l´agglomération pacénienne, la ville s´étend tellement loin sur les flans de montagnes qu´on pourrait la croire sans fin. Vers les extrémitées des bords de la cuvette, certains quartiers faisant encore partie de la capitale ressemblent a des hameaux de rase campagne avec maisons en terre et champs cultivés. Ces petits pueblos sont bordés de montagnes et canyons rocheux magnifiques, la Muela del Diablo (la molaire du diable) comme son nom l´indique est un bloc rocheux qui culmine dans les hauteurs, visible depuis le centre ville. Nous prenons une demi-journée avec Adolfo pour aller faire respirer un peu nos poumons. Ce qui est génial ici, c´est qu´en une demi-heure de bus tu te retrouves au coeur de la nature ou le silence et le calme reignent en maitres. L´ascencion de la Muela se termine en semi-escalade sur les paroies escarpées.  Au sommet c´est une vue imprenable sur la Paz qui s´offre a nous. En cherchant bien on pourrait meme trouver notre immeuble a travers le zoom de la caméra...

                          

De l´autre coté, un plateau montagneux s´étend a perte de vue sur lequel on distingue des habitations parsemées a hauteur d´homme. C´est el Alto la ville "banlieue" de la Paz encore plus vaste et plus peuplé que la capitale elle meme. Comparé aux montagnes russes de la Paz, el Alto c´est le plat total avec des terrains délimités par des palissades abritants des bicoques sommaires. El Alto a une assez mauvaise réputation totalement infondée car on la considère comme le coin malfamé, le coupe-george bolivien. En définitive ce n´est qu´un quartier populaire et pauvre ou se retranchent la plupart des exclus de la Paz qui en est par ailleurs totalement dépendante économiquement. En effet, en plus du marché le plus grand de Bolivie, el Alto concentre la plupart des commerces et des ateliers de l´Altiplano. Entant que gringos (blancs), venir trainer ses guetres a el Alto est généralement en vue d´une collaboration sociale et solidaire. Nous y passons une première fois avec Marine pour apporter un petit colis a une ONG locale ou une amie vendangeuse a travaillée l´année dernière pendant 6 mois. Pendant cette période pluvieuse le plateau del Alto ressemble a une serpillère, des flaques d´eau jonchent les rues terreuses entre les batiments en perpétuels constructions. L´ONG s´occupe de réinsérer des enfants des rues avec un centre culturel et gère une structure d´acceuil pour les filles mineures toxicomanes, séropositives, victimes d´inceste ou encore mères célibataires. Un milieu pas évident dont s´occupe des gens chalereux avec le coeur sur la main. C´est avec plaisir que nous leurs apportons ce petit coup de pouce matériel car en plus de le mériter ils sont évidement en perpétuel recherche de fonds avec un budget de fonctionement plus que sommaire. On retournera a el Alto peu de temps après encore dans le cadre d´une ONG "Un techo para mi pais" qui construit des maisons en bois pour les habitants del Alto les plus précaires. Durant un week end, une cetaine de djeunes volontaires se répartissent sur différents chantiers armés de marteaux et de tournes-vis. C´est vraiment marrant comme concept que de mettre sur pied en deux jours une cabane en bois et en kit. Une séance de jeux de constructions grandeur nature. L´ambiance est sympatoch mais ca sent quand meme un peu le catho bien-pensant tout ca (je me retrouve meme avec une américaine missionaire évangéliste dans mon équipe ! brrrrrrrrrr vaderetro satanas !!! ) On réussit a peu près a venir a bout (de force) de notre épopé, de nuit avec des bonnes ampoules aux mains. Petit bémol a cette affaire, ces maisons en bois éphémères torchées en deux jours, laissent quand meme des gens continuer a habiter dans une autre forme de précarité dont les baraquements ne sont pas toujours peaufinés avec soin. Mais bon c´est l´intention qui compte va t on dire! Et l´expérience pour les volontaires n´en reste pas moins tripante.

                        

Dans un tout autre décors en face de la Muela del Diablo, on trouve la vallée de la Luna, toujours située dans les extrémitées de la Paz. Comme son nom l´indique, ce groupement de collines a l´allure lunaire présente un cadre assez décalé pour les abords d´une capitale. Ca rappel un peu la Cappadoce turque dans les tons gris ou les pitons rocheux coniques se succèdent a perte de vue. Pourtant ce n´est pas de la roche qui s´est focilisée mais bien des agglutinations sableuses qui bougent en fonction des pluies et des saisons. Encore une étrangeté surréaliste que nous offre la nature. Le parcours est un peu trop balisé a mon gout si bien qu´on croirait par moment un décors en carton-pate alors que c´est bel et bien la réalité 100 % naturelle face a laquelle nous nous trouvons...

                    

Le meilleur plan pour se faire un vrai bon break avec la Paz, c´est de descendre "la route de la mort" jusqu´a Coroico. C´est un peu un promène-couillons avec guide et tour organisé, T-shirt souvenir, etc mais le jeu en vaut la chandelle. Le principe est simple, on te monte en camionette plus haut dans la montagne et tu te tapes une descente de 3h a vélo avec 3000 mètres de dénivelé. Ca commence sur une route bitumée a 9h du mat frigorifié dans les nuages pour finir sur un chemin en terre (la dite route de la mort), a traversé des cascades sous une chaleur écrasante plongé dans un décor tropical vertigineux. le contraste est vraiment impressionant et retrouver le vrai soleil et un peu de verdure c´est un vrai régal après un mois a la Paz dans la caillasse et le climat anarchique. A l´arrivée, tout le monde peu faire son kéké autour de la piscine en se goinfrant du buffet a volonté d´un resto a touristes. Normalement le tour s´arrete là et on est sensé rentré derechef a la case la Paz, mais nous avons décidé d´aller passer la nuit au sympathique petit village de Coroico un peu plus haut. Cette fameuse route de la mort servait dans le temps a affreter des marchandises depuis la capitale jusqu´a la région amazonienene. Elle fut fermée au trafic routier après moultes accidents car les précipitations amoindrissaient progressivement la largeure de celle-ci a en envoyer les camions dans le précipice. Du coup, Coroico qui était le passage d´un important flux de véhicules est maintenant a 3h de la Paz et s´est transformé en un sympathique havre de paix. On peut y contempler les montagnes a 360 degrés et y respirer un bon coup dans la quiétude loins des tumultes de la capitale, que du bonheur !  

                      

 


Publié à 04:44, le 13/03/2010, El Alto
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