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un terrien sur terre
hay sol y luna

En paz, in la Paz

Il m'a bien fallu deux semaines à la Paz pour sortir la tête de l'eau et commencé à prendre mes repères. Il faut dire que les vas et vient chez le dentiste, les médocs et l'attente de carte bleue n'ont pas trop aidé. Néanmoins, l'idée de se sédentarisé un coup fait partie du projet, notamment video : il faqut commencer à faire le docu. Cela commence par trouver un appart car on ne peut plus habiter à quatre chez Rodrigo ( Marine+Adolfo+moi ). Injustice sociale oblige, il est beaucoup plus facile pour des européens que pour les boliviens de louer une crèche à la Paz. Par définition un gringos à le porteffeuille plus lourd qu'un local. Nous signons donc un bail de 6 mois avec Marine pour qu'Adolfo qui termine son mémoire de Master puisse rester jusqu'en aout. Nous emménageons donc au 12ème étage d'un building parmi les buildings du centre ville, dans le quartier huppé de Sopocachi. C'est un peu le Bastille d'ici sauf qu'on est à plus de 3000 mètres d'altitude et qu'on voit la cordillère des Andes enneigée au loin par la fenêtre. Je me demande toujours si on est à Manatthan ou dans une station de ski. Cet appart on dirait un décors de Kubrick, entièrement meublé par sa proprio, une riche mémère argentine qui n'hésite pas à faire dans le kitsh. Lit à baldaquins, fausse colonne grec, lustres en faux bougeoirs, du coup on s'est cru chez mamie! Très vite le respectable appartement de notables Pacénniens va se transformer en une véritable communauté hippie. Au bout d'une semaine, un groupe de cinq zicos potes d'Adolfo débarquent et plantent la tente dans le salon. Les soirées prennent alors une tournure sacréement bohème. Ca joue de la guitare, du charango (le ukulélé local), du violon et des percus jusqu'au bout de la nuit. Les répertoires folkloriques latino-français-anglais s'entrecroisent ainsi que les nationalités dans le salon du 12ème. Généralement après chaque concerts de notre groupe « Raiz de Kion » (l'origine du gingembre), on recrute les meilleurs fans chiliens, argentins, allemands, français, boliviens et on va poussé la chansonnette à la maison. Ca y est je retrouve au de là de mes dents, les ambiances communautaires de la caserne XP et autres fiefs babos hexagonaux dans lesquels je me sent bien. Mais apparemment tout le monde dans l'immeuble n'est pas convaincu et le type de l'agence vient rapidement nous remonter les bretelles et nous sommes d'expulser derechef la bande de gitans que nous hébergeons, précisant qu'ici on est à Sopocachi et pas chez les romanichels. L'ambiance hippie ne fera que se transférer à quelques pâtés de maison dans l'appart de la famille d'un des zicos. Le calme va t il finir par s'instaurer au 12ème étage? En tout cas c'est un peu plus optimisé pour le travail. Adolfo se remet à son mémoire sur l'écologie et le commerce équitable en Amérique du sud et nous prenons le taureau par les cornes avec Marine pour le documentaire. Après une étude de terrain un peu laborieuse, on réussit à y voir plus clair quant à notre sujet qui pourrait se résumer sous le titre : Arte Urbano (l'Art Urbain). Le hasard à voulut qu'El Marsh, le kador du graffiti Pacéenien expose ses oeuvres à l'alliance française. L'éternelle thématique Sublastart qui me poursuit depuis mon adolescence est de retour : le graffiti. Ce coup-ci ce n'est pas mon projet et j'en profite pour concentrer plutôt sur l'aspect technique, ainsi que sur mon rôle du prof personnalisé de Marine, totalement improvisé mais pour autant pas déplaisant. En gros, ce documentaire va s'intéresser aux différentes approches de l'expression murale auxquelles nous sommes confrontés ici à la Paz. Le témoignage d'El Marsh (qui reste la pierre angulaire du film) va être confronté avec celui d'autres graffeurs ainsi que ceux de deux collectifs : Mujeres creando, un groupe féministes de renom en Amérique du sud, qui tag leurs slogan sur les murs de la ville et Apatecheta, un collectif de muralistes de la Paz qui ont produit une série de fresques commandé par la mairie l'année dernière. A cela s'ajoutent le point de vu du responsable de la culture de la Paz et des responsables de l'alliance française, histoire d'avoir des points de vus un peu plus institutionnels. Mon objectif perso c'est de verrouiller les principaux interviews, de définir les grandes lignes du film avec Marine tout en la briefant sur le montage et une fois ça bouclé, je lui laisse l'ordi et je me casse ! Ca va bientôt faire un mois que je suis ici et je n'ai rien vu passé. J'ai pris le pied de la vie d'expat, d'un transplanté qui fait sa routine ailleurs. Et du coup en termes touristiques je n'ai pas foutu grand chose au point de sentir une certaine frustration naitre en moi. Je crois que définitivement je me sent mieux entant que voyageur dans les ambiances populaires et traditionelles, plutôt qu'en nabab qui gravite les sphères expats, au chaud dans la bulle de soie que'offre les capitales. J'ai vraiment envie de prendre la route et le sac à dos me démange . Il a fallu que j'attende l'arrivée de mes acolytes Fanny et Uto la dernière semaine de mon mois pacéenien, pour commencer un peu à visiter et a fréquenter les quartiers bag-packers. Un mois en définitive pour finir par me sentir enfin en paix à la Paz.


 


Publié à 01:57, le 4/03/2010, La Paz
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la Paz en plein dans les dents !

 

L'arrivée sur la Paz par le quartier del Alto est des plus spectaculaire, surtout la nuit quand tout est illuminé. La ville s'étend dans une cuvette gigantesque situé entre 3000 et 4000 mètres d'altitude sur le plateau de l'Altiplano. Autant dire que la topographie de la ville est totalement incroyable, les pâtés de maisons se succèdent en escaliers et les rues sont de véritables montagnes russes. Nous débarquons chez Rodrigo 21 ans et néanmoins chef-opérateur dans le cinoch que Marine à rencontré l'été derniers lors de son premier séjour bolivien. Accueil festif à coup de Singani ( l'alcool local, à l'instar du Tisco péruvien ) et me voilà plongé dans un nouveau monde : la jeunesse dorée à tendance artistique de la Paz. Le courant passe tout de suite bien, un petit coup de pousse pour communiquer avec la présence de quelques francophones. Ca discute le bout de gras jusqu'au milieu de la nuit alors que j'apprend que nous nous levons aux aurores pour se rendre sur u site inca le lendemain à 2h de la Paz pour la nomination d'Evo Morales entant que représentant des peuples indigènes d'Amérique latine.        

                                                                           

Un événement d'une envergure historique, car après avoir été réélu haut la main il y a deux mois comme président, le premiers de Bolivie d'origine indienne (alors que le pays est composé à 80% d'indiens), le voilà incarnant le nouvel élan de reconnaissance des peuples indigènes. Les effigies et le nom d'Evo (souvent associé à celui du Che et de Hugo Chavez) tapissent les murs de la ville, une véritable star nationale et aussi chez les voisins car le débat sur les inégalités homme/femme, la reconnaissance des peuples indigènes et l'autonomisation face aux USA sont les piliers des nouveaux enjeux sud américains prit dans un formidable élan de gauche depuis l'intronisation de Chavez au Vénézuela. Le rassemblement por cet événement est de taille, ça ressemble à un festival altermondialiste, qui rappel d'ailleurs celui du Larzac pour josé Bové en 2002. Posters, DVD et autres produits dérivés d'Evo Morales sont vendu à la criée sous un soleil de plomb. Il faut attendre la fin de l'après midi pour espérer entre apercevoir le leader parmis les milliers de personnes, nous y renonçons encore mal remis de la courte nuit arrosée de la veille. Rodrigo, toujours à donf veut nous faire la tournée des grands ducs et dès le lendemain un week-end de méga-fiestas s'annonce. On se retrouve à la « Gota des agua » une boîte traditionnelle bolivienne, où tout le monde est accueillit avec un bol de feuilles de coca. Un chauffeur de salle s'égosille dans le micro pour entrainer à la danse et annonce la couleur avec un T-shirt où il est écrit « la coca n'est pas la cocaine , laissez vivre nos traditions ». Tout le monde en machouille et l'effet un peu stimulant procuré se situe à des années lumières de l'anesthésiant « super-man chimique » de la coke, ce n'est ni plus ni moins qu'une chique bourré de vertus thérapeutiques qui se mesure que très subtilement (atténuation des mots de têtes due à l'altitude, par exemple). Sur la piste de danse de la Gota des agua, petits et grands, chollos, touristes et boliviens se trémoussent sourire aux lèvres aux rythme des flûtes de Pan et des percussions. Ici, c'est la Cumbia (musique et danse traditionnelle d'Amérique latine) qui règne. Mais il faut enchaîner et suivre notre guide frénétique Rodrigo au « TTkos » une espèce de grotte souterraine labellisée reggae avec portrait de Bob Marley et Hailié Silassié où les djeunes s'entasse dans la moiteur alcoolisée et ma foi fort sympathique. Et ça continu, direction le « Hard Rock », boite branchouille de La Paz qui porte son nom due aux portrait grandeur nature des rock-stars du 20ème siècle (Bowie, Dylan, Hendrix, Morisson, etc) tous mis en scène entrain de boire des coups. Hormis cela rien à voir avec le rock, c'est plutôt de la bonne vielle techno commerciale qui abreuve les oreilles, mais l'heure n'est plus aux jugements qualitatifs. Bourrachos jusqu'à la moelle, on rentre sombrer au petit matin sombrer chez Rodrigo. Réveille dans le brouillard, et c'est reparti pour le Saturday Night fever : Gota de Agua/TTkos/Hard Rock et j'en passe, pour finir au bout de la nuit carpette. Le bilan du lendemain est moins glorieux : Je me suis fait tirer mon prote-feuille et mes gencives que je pensais avoir correctement soignées avant de partir me font horriblement mal. Le lundi, je me fait réveiller par la douleur et m'aperçois avec horreur devant la glace ma gencive inférieure ensanglantée. Mes deux incisives du bas sont hyper-douloureuses et l'une d'elles bougent.    

                      

Je me bouffe cachetons sur cachetons mais rien à faire, le supplice ne passe pas. Je cours d'urgence chez une gentille petite dentiste qui me veux me nettoyer tout ça avec son cure-dent métallique. Son cabinet parait assez moderne, mais malgré l'oeil vigilant de Jésus représenté sur un tableau entrain d'épauler un dentiste dans l'exercice de ses fonctions (spectacle véridique et jubilatoire dans la douleur) tout ça ne fait pas le poids. Re-nuit de douleurs atroces malgré les antibiotiques, je ne peux plus rien mâcher, ma bouche à doublée de volume et les boîtes entière d'anti-inflammatoire n'y change rien. Ca suffit les conneries : direction chez « le meilleur dentiste de Bolivie » dixit Rodrigo qui me diagnostique une infection de la gencive carabinée et une sur-inflammation des nerfs de mes deux incisives qui va falloir dévitaliser. Alors là je vous cache pas que j'en ai chier comme rarement : deux heures sur le billard à me faire charcuter à la fraise sans anesthésie ( l'infection de la gencive l'empêchant ), puis quand cette dernière devient possible, c'est une quinzaine de piquoûses qui défilent sous mon nez pour achever mes nerfs tenaces. Sincèrement, je n'ai jamais eu aussi mal de toute ma vie (sauf la semaine d'après pour l'opération définitive). Résultat chiffré : 15 jours d'antibiotiques en mode zombie déprime, dont 5 jours à 10 cahetons par jours, 9 rendez-vous chez le dentiste pour purger l'infection par une soixantaine de coups d'aiguilles dans les canaux nerveux, 250 euros d'honoraires pas couvert par la sécu, près d'une trentaine de seringues d'anesthésie et de désinfectant qui passe dans le reflet de mes lunettes, 5 points de sutures pour refermer l'opération et pour finir 2 dents dévitalisées. Sympa les deux première semaines à la Paz, non ?!?! Bon pour relativiser quand même un peu tout ça, c'est un peu la faute à pas de chance car ici le moindre mal s'infecte à cause de l'eau non potable, de la bouffe et autres facteurs d'hygiène. Mais il est clair que je paye pour mes années destroy et toutes les saloperies que je m'envoie dans le corgnolon depuis 10 ans. Seras-tu un jour un peu plus mesuré dans ta boulimie festive mon petit Colasson ? Je ne sais pas, mais ce que je sais c'est que je suis encore atterri dans une bonne contrée d'acharnés, à croire que la fiesta est la solution universelle au supportage de l'existence.

 

 


Publié à 19:32, le 11/02/2010, La Paz
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