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un terrien sur terre
hay sol y luna

Atterissage à Lima

     A l'aéroport de Lima l'accueil est nettement plus sympathique. Nous avons un point de chute : chez Thibault, le cousin de Svenn mon acolyte de la Caserne XP. Il a ouvert un bar à Lima avec deux autres companeros depuis quelques mois et re-belote nous voilà chez un barman ! Au petit soins, on à même eu droit à notre taxi (moitié prix) personnalisé. Dans la foule de l'aéroport un panneau avec mes nom et prénom s'agite parmi d'autres, la classe ! Je pensais que ca n'arrivait qu'au buisnessmen, mais non ! Et nous voilà en route pour le Aca No Mas (Ici pas plus), le bar de Thibault à Miraflores un quartier sur la côte de Lima où les touristes cotoient la crème péruvienne. Il est 11h du soir heure locale (5 h du mat, levé à 4h la veille pour Marine et moi) et on est pas couché ! Le bar est assez confiné mais a été superbement aménagé par Thibault et son compère Medhi. Tout en bois, surplombé d'une mezzanine permettant de pouvoir regarder de haut les concerts programmés 2 à 3 fois par semaine. Nous tombons en plein live punk argentin, sans clim et l'ambiance est caliente ! Pire qu'en Espagne, les soirées commencent difficilement avant 23h/minuit. Après quelques bonnes tournées de cocktails de Tisco (l'alcool local) et fait plus d'un tour de l'horloge, on commencent sérieusement a sombrer. Thibault prend pitié de nous et nous laisse les clefs de sa maison pour rejoindre les bras de Morphée. Il vit à Barranco, un quartier mitoyen de Miraflores beaucoup plus authentique et populaire. Le lendemain nous partons à la découverte de Lima, c'est assez dense et cahotique, des batiments colorés succèdent à des buildings hideux style bloc de l'Est. Au centre, a la place des Armes (le noms de toutes les places centrales des villes péruviennes), carrée et imposante par ses bâtisses coloniales aux immenses balcons en bois sculptés, grouillent d'une faune cosmopolite. Il y a des touristes mais surtout un grand métissage, c'est l'une des caractéristique des pays d'Amérique latine dont les populations se composent globalement en proportions variées selon les pays, d'hispaniques et d'amérindiens. Les Chollos (généralement des Quechua) sont les indiens des montagnes dont les femmes revêtent un costume très spécifique : Jupes tabliers recouvertes d'une couverture bariolée multicolore abritants souvent un gros paquetage (qui peut etre un gamin) sur les épaules. Deux grandes nattes agrémentées de rajouts en laine noires, leurs tombent dans le dos et cerise sur le gateaux : le petit chapeau melon délicatement posé en biais sur le crâne. C'est vraiment le cliché de l'imagerie sud-américaine que nous connaissons tous et qui s'avère bien réel. Les hommes Quechua qui revètent encore l'habit, se contentent d'un veston noir et d'un chapeau de feutre. L'amusant est que cet habit dit traditionnel, est un héritage de la colonisation et qu'ils l'ont adopté pour ressembler aux premiers notables colons hispaniques. Petit plus à Lima, il y a une grosse communauté asiatique et nous finissons en déambulant dans les rues sur un véritable Chinatown, retour à Saigon... Là encore curiosité historique, les chinois sont arrivée très tôt au Pérou comme aux USA pour construire les chemins de fers et bosser à la mine. Et re-une couche de métissage, les similitudes avec l'Asie que je n'arrête pas de constater ne font que se confirmer. Je trouve d'ailleurs qu'ils ont pas mal des gueules de népalais ou lao du nord, j'ai envie de dire : montagne oblige.  

                                

Chapitre ethnique clos, nous retournons au Aca No Mas où Miraflores se confirme vraiment comme le quartier clean, riche et touristique de Lima. Thibault à bien conscience que la faune qui fréquente son bar fait partie de la haute, mais c'est aussi le seul public qui à été sensibilisé et qui pratique la musique contemporaine ou underground « à l'occidentale » : rock, electro, reggae, experimental, etc...Nous voilà partie dans un concert de reggae à la péruvienne abreuvé de Tisco et de bière à foison. L'ambiance est fort sympathique et les discutions en espagnolo-anglo-français forment un pot pourri linguistique plutôt cocasse. Dans le tas, nous apprenons qu'une grève des bus nationaux débute le surlendemain. Damned ! Nous avions prévu de nous diriger vers La Paz. Quand une grève commence au Pérou, il faut s'attendre à ce qu'elle soit suivit et qu'elle dur. Dès le lendemain, nous fonçons prendre les derniers billet pour Arequipa à mi-chemin de la Bolivie, puis petit saut de puce à la plaza de Armas où un défilé pour le 465ème anniversaire de Lima à lieu. C'est bondé mais nous réussissons à apercevoir des danses traditionnelles avec costumes et masques, joueurs de flûte de pan et cuivre. C'est vivant et coloré sans comparaison avec les 14 juillet guindés et militaire de chez nous. De retour à Barranco, chez Thibault, on boucle les sacs puis nous avons le droit à une petite visite de ce quartier historique de Lima. C'est vraiment super sympa, les bâtisses sont ornées de bois et plein de couleurs et les rues remplies de vielles bagnoles qui zone autour de la place carrée. Un petit verre dans un des plus vieux café du quartier, 4 mètres de plafond avec les murs constitués de vitrines d'apothicaire remplies de spiritueux. Il y a même un petit coin jambon à l'os et fromages pour le petit bocadillos express, une image d'Epinal. Puis on s'enfonce dans les ruelles en pentes menant à une passerelle donnant directement sur l'océan. On se pose sur les galets et je pique ma première tête dans le Pacifique seul avec les gosses malgré le panneau « baignades dangereuse pour cause de pollution due aux dépôts de ferrailles »...Bon on a qu'une vie quoi ! Petit douche quand même avant les 20h de bus pour Arequipa. On se réveil dans les routes sinueuses de la panaméricana (route principale, longeant le Pacifique) où des dunes montagneuse de sable gris encadrent la route, j'ai l'impression d'être en Iran. A Arequipa, on apprend que la déclaration de grève est imminente et qu'il faut déguerpir en vitesse si on veut rejoindre la frontière bolivienne avant une durée plus qu´indéterminée. Sans transition on se chope un bus pour Puno, première ville du fameux lac Titicaca. On déboule le soir tard et il fait carrément frisquet, les locaux sont d'ailleurs tous en anorak, ça y est on est en haute montagne. Petite pizza dans un bar « djeuns cool » et au plumard., un lit, un vrai ! Depuis une semaine c'est notre première nuit dans un pieu. L'air de Puno est nettement plus agréable que celui de Lima et il fait bien chaud quand nous dirigeons vers le port du lac Titicaca. Alors c'est encore un truc délirant dans ce pays (et pire en Bolivie) : le climat. Ca n'a ni queue, ni tête ! Un coup les nuages se dissipent et laisse place au cagnard, puis d'un coup ça se couvre abondamment et c'est la l'averse diluvienne, puis re-cagnard mais nuageux ce coup-ci et une petite averse, genre crachin breton, énigmatique... On ne sait jamais si c'est les tongs ou le ciré marin qui sont rigueur !  Résultat : coups de soleils doublé d'une crève, drôle de mélange...                 


Publié à 22:08, le 28/01/2010, Lima
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